Réseaux sociaux et blog : que dit la loi congolaise

En communiquant par les médias et/ou réseaux sociaux, sans besoin d’OPJ ou magistrats à nos côtés, nous devons le faire en toute responsabilité pour consolider et préserver la paix dans notre société. Pas des messages sexistes, racistes, tribaux ou ethnicistes et haineux. Échangeons, discutons dans la diversité de nos convictions pour faire vivre la démocratie et ses corollaires sans nous disputer et nous diviser. Soyons tous et toutes, artisans de paix par nos mots, nos gestes et nos actes. Telle a été l’exhortation de Me Elly Kayembe, Directeur Exécutif de l’ONG AJDDH, au café blog organisé à Kisangani à l’intention des acteurs web et des jeunes, par HABARI RDC avec l’appui financier de l’Ambassade de Swede.

Un point de Presse , pour annoncer la série d’Ateliers de capacitation des défenseurs des droits humains et professionnels des Médias./Le, 24 Mars 2021

Après la mission de plaidoyer au sommet de l’Etat pour les élections directes des gouverneurs de provinces au mois de Novembre dernier, AJDDH entame la Série d’ateliers capacité des défenseurs des droits humains et  professionnels des médias sur les technique de monitoring et d’investigation des cas de corruption classique et électorale.

A cet effet , AJDDH a organisé une conférence de presse qui qui lui a permis d’évaluer à mi-parcours les activités d’ores et déjà réalisées dans le cadre du projet Elections directes des gouverneurs et vices Gouverneurs , force démocratique et vecteur du changement en RDC.

Communique Conjoint Du Consortium Pour L’inclusion Des Jeunes Dans Le Processus De Consolidation De La Paix En Rdc/Le,03 Mars 2021

L’attaque du convoi PAM dans le territoire de Nyiragongo et le meurtre du Major Wiliam Assani dans le Rutshuru : énièmes tragédies qui attestent la nécessité de repenser la stratégie de consolidation de la paix dans la région du Kivu

Il est de notoriété publique que l’Est de la RDC est transformé en un sanctuaire des forces négatives qui sévissent la région depuis plus de deux décennies maintenant. Des groupes armés, milices d’auto-défense et rebelles contrôlent des pans entiers du territoire national dans cette partie du pays. Ils recourent systématiquement à la violence tantôt pour étendre leur hégémonie, tantôt pour exploiter illégalement nos ressources, ou encore exprimer leur revendication. Ils sont ainsi à la base des carnages à répétitions des milliers de congolais, des déplacements massifs des populations, des violences sexuelles et sexistes de tout genre.

Ce  cycle  infernal  de  violence  est  loin  d’être  terminé  et  devient  inéluctablement  une menace pour la paix et la sécurité internationale, comme le démontre la récente attaque du convoi du Programme Alimentaire Mondial (PAM) le lundi 22 Février 2021 à moins de 15km de la ville de Goma, occasionnant la mort de l’Ambassadeur Luca ATTANASIO, son  garde  du  corps   d’origine  italienne   et  son  chauffeur  Mustapha  MILAMBO  de nationalité congolaise.

Seulement 24 heures après, soit la nuit du mardi 23 au mercredi 24 février, 11 personnes ont encore été tuées à Kisima dans le territoire de Beni portant  à 1013 le nombre de civils tués dans la région depuis 2019.

Dans  la  soirée  du  mardi  03  mars,  encore  une  attaque  des  rebelles  sur  la  RN2  dans  le territoire  de  Rutshuru  a  occasionné  la  mort  du  Major  William  auditeur  du  parquet militaire détaché de Rutshuru. Le colonel Lumbu a été blessé dans le même incident.                     Ce relief d’insécurité chronique a réussi à insuffler une culture de violence dans le chef de plusieurs jeunes qui faute d’alternatives pour leur survie économique et socio- professionnelle acceptent de s’enrôler dans les différents groupes armés.

Pire encore, certains parmi eux sont instrumentalisés à recourir à la violence pour leur positionnement et pour exprimer leur revendication.

Fort de ce qui précède, il semble évident que les solutions exclusivement militaires de traque de ces groupes armés enclenchées jusqu’ici par le Gouvernement congolais et ses partenaires stratégiques pour restaurer la paix dans la région du Kivu, ont démontré leur limites. Visiblement parce qu’elles se limitent à attaquer les manifestations du problème qui sont les effets et non les vraies causes.

 

  • C’est pourquoi, nous les ONG-DH (Africa reconciled (Ar); Actions pour la Justice, le Développement et les Droits Humains (AJDDH); Provide Hope in Action (PHA); Actions et Initiatives de Développement pour la Protection de la Femme et de l’Enfant (AIDPROFEN) ; ayant rencontré le Président de la République lors des consultations nationales en novembre dernier, réitérons notre principale recommandation d’inclure les jeunes (filles et garçons) acteurs clés dans le processus de la consolidation de la paix à l’est de la RDC.

    Cette proposition se décline en recommandations suivantes:

    1.Consolidation de la paix : Impulser le renforcement des mécanismes de justice transitionnelle : Poursuites judiciaires des présumés auteurs de crimes commis en RDC contre les populations civiles et réparations par des garanties de non répétition ainsi que des excuses publiques ;
  •  

    • 2. Pensée critique (leadership transformationnel) et non-violence active :

    développer des programmes qui permettent aux jeunes (filles et garçons) de découvrir leurs potentiels afin de booster l’émergence positive de leurs communautés ;

  • Offrir aux jeunes (filles et garçons) des alternatives face au recours à la non- violence, afin de réduire les risques de manipulations politicienne ;
  • Créer des centres d’internement et d’encadrement, dans les provinces à part Kanyama- Kasese pour les jeunes (filles et garçons) désœuvré(e)s, surtout dans des provinces en voies de sortie des crises sécuritaires ;
  •  
  • Réorienter les jeune (filles et garçons) désœuvrés : retour à l’école classique pour les uns et pour les autres, dans le centre d’apprentissage des métiers, université, entrepreneuriat et activités génératrices des revenues en vue de lutter contre les banditismes urbains et promouvoir la réinsertion socio-économique ;
  • Offrir un centre d’accompagnement psycho-social en faveur des jeunes (filles et garçons) désœuvrés ;
  •  
  • Impliquer les jeunes filles et garçons dans la gestion de la chose publique pour une bonne représentativité aux instances de prise de décision car ils constituent un socle important pour la construction de la paix entant qu’actrice du changement
  •  
  • Les jeunes constituent la majorité de la population civile, leur participation et encadrements reste une des priorités dans tous les secteurs de la vie.

3. Autonomisation socio-économique des jeunes :

  • créer un fonds national et faciliter l’accès des jeunes aux financements pour la création des petites et moyennes entreprises ;
  • Faciliter l’octroi des documents légaux et d’allégement fiscal en faveur des initiatives des

Organisation

Responsabilité

Téléphone

Mail

Africa Reconciled

(AR)

Actions pour la Justice, le Développement et les Droits

Humains(AJDDH)

Actions et Initiative de Développement pour la Protection de la Femme et de l’Enfant (AID

PROFEN)

Provide Hope in Action (PHA)

 

Pascal MUGARUKA

CHINYABUGUMA

 

Me Elly KAYEMBE MULAYA

 

Passy MUBALAMA NABINTU

 

 

Ananas KAMBALE KAHAMBA

+243994183663

 

 

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COMMUNIQUE N°02/KIS/AJDHH/2021/ Le, 11/Janvier/2021


TSHOPO : Encore un naufrage évitable qui endeuille des familles à l’aube d’une nouvelle année…

L’ONG Actions pour la Justice, le Développement et les Droits Humains, AJDDH en sigle, apprend avec effroi le naufrage sur le fleuve Congo de la baleinière « sacré cœur » ce vendredi 08 janvier 2021, vers 19h30 alors qu’elle venait à peine de quitter la ville de Kisangani au port connu sous le nom de « jaloux jaloux » pour se rendre dans le territoire de BASOKO en passant par ISANGI. 

Cette embarcation de fortune, fabriquée à l’aide du bois et des planches aurait surchargé son cargo avec près de 600 sacs de ciment, plusieurs futs d’essence ainsi que des barres de fer, sans compter les passagers qui amenaient avec eux toute forme de marchandises diverses. Selon certaines sources concordantes, le bilan provisoire de cet accident ferait état de 221 rescapés, plusieurs disparus, et 5 morts repêchés sous l’eau du fleuve.

Enième accident sur le fleuve Congo dans la province de la Tshopo, laisse transparaitre le dilettantisme de notre système de navigation fluviale en mal d’exécution des règles qui régissent ce secteur. Il reflète aussi, la témérité et la fragilité des mécanismes privés développés par les acteurs économiques pour contourner les défis de transport et communication entre les centres  et les périphéries.  

 Dans le noble but de concilier l’impératif de préserver la sécurité des voyageurs et celui de faciliter les  échanges économiques entre les centres et les périphéries, des solutions conjoncturelles (à court terme) et durables (à long terme) doivent être pensées par les autorités et les opérateurs économiques. 

Ces accidents d’embarcation à répétition pour des raisons évoquées indiquent clairement la défaillance des responsables des services de transport en République Démocratique du Congo au niveau national comme provincial.

Ainsi, AJDDH demande aux autorités :

  • De suspendre tous les responsables du port « jaloux jaloux » ayant autorisé la navigation de cette embarcation ;
  • D’ouvrir des enquêtes pour établir des responsabilités afin d’organiser des poursuites judiciaires à l’encontre des présumés coupables par une audience foraine ;

Pour des solutions à court terme,  AJDDH recommande  au Ministre ayant dans ses attributions le  Transport et voie de communication :

  • De sanctionner toute défaillance des responsables des ports sur l’ensemble du territoire national ;
  • De renforcer le contrôle systématique de chargement de toutes les baleinières et autres embarcations au point de départ comme au point d’arrivée ;
  • D’appliquer formellement l’interdiction des navigations nocturnes comme l’exige la loi en la matière ; 

Et à long terme, AJDDH recommande : 

  • Aux opérateurs économiques locaux, propriétaires de ces baleinières de se constituer en coopérative et entrevoir la fabrication des bateaux modernes à même de faciliter les trafics commerciaux sécurisés de BASOKO-ISANGI-KISANGANI. 
  • Aux autorités politico-administratives d’implémenter des politiques publiques efficaces de transport et communication pouvant interconnecter les territoires et le chef-lieu de la province en minimisant les risques sécuritaires. 

 

                            Fait à Kinshasa, le 11/01/2021

Pour l’ONG-AJDDH Me Elly KAYEMBE Directeur Exécutif

COMMUNIQUE N°01/GOMA/AJDHH/2021 KIVU : Le carnage humain couplé à la présence des troupes armées rwandaises révoltent !

Depuis 2014, une vague mystérieuse de tueries de masse se produit dans la région de Beni et dans l’ensemble du Grand Kivu de la République Démocratique du Congo faisant de cette partie du territoire un théâtre des conflits les plus violents du pays. Ces groupes de rebelles sont aujourd’hui responsables de nombreuses atrocités : mutilations, viols, meurtres, embrigadements d’enfants, kidnapping et autres…

Dans un rapport du groupe d’experts des Nations Unies, il a été signalé que des militaires de la Force de Défense Rwandaise sont présents en République Démocratique du Congo et les autorités congolaises sont au courant de la présence des éléments rwandais sur le sol congolais sans pour autant jugé nécessaire jusqu’à ce jour de fournir des explications sur les circonstances exactes de la présence de ces éléments en République Démocratique du Congo. 

La situation sécuritaire dans l’ensemble du grand Kivu est devenue un drame humanitaire et mérite une attention particulière de la part du gouvernement congolais et de la communauté internationale.

Face à cette situation qui viole manifestement le principe de l’intangibilité des frontières, les attributs caractéristiques d’un Etat à savoir la souveraineté et à l’indifférence du gouvernement congolais :

AJDDH recommande :

1. Au gouvernement congolais de procéder au changement de toute la chaine de commandement des Forces Armées de la République Démocratique du Congo au Grand Kivu et d’ouvrir en toute urgence une enquête pour examiner l’implication d’officiers haut-gradés des FARDC ;

2. Au Ministère national de l’Intérieur et tous les Services de Renseignement, de mener des investigations sérieuses et complètes pour identifier les responsables de ces attaques et massacres tout en renforçant les contrôles de frontières de façon à prévenir la contrebande et le recrutement effectués par les groupes armés ;

3. Aux Forces Armées Congolaises, d’intensifier les patrouilles dans cette région mais aussi à travailler sur la collaboration avec la population pour les informations sécuritaires ;

4. A la  MONUSCO de mener ses propres enquêtes internes sur les massacres à répétition à l’Est du pays et la complicité des FARDC ;

5. Au Conseil de Sécurité des Nations unies d’assurer le suivi des rapports soumis par le Groupe d’experts des Nations unies et sanctionner les individus impliqués dans les violences au grand Kivu en général.

Fait à Goma, le 06 /01 /2021

                    Pour AJDDH

Me Elly KAYEMBE MULAYA

Directeur Exécutif

COMMUNIQUE N°06/GOMA/AJDDH/2020 AJDDH plaide pour la sensibilisation des habitants des autres quartiers de Goma en vue de renforcer la sécurité urbaine

L’ONG Actions pour la Justice, le Développement et les Droits Humains a suivi avec intérêt, l’arrestation de 46 personnes présumées «  bandits » dans le quartier BUJOVI, commune de KARISIMBI dans la ville de Goma ce samedi 28 Novembre 2020. Ces présumés auteurs de vols à mains armées et tueries sporadiques dans la ville de Goma et ses environs ont été appréhendés à la suite d’un couvre-feu (bouclage) organisé par les services de  sécurité après une alerte des habitants dudit quartier ainsi les cadres de base qui avaient constaté des mouvements suspects de personnes non autrement identifiées dans certaines parcelles.

Il importe de signaler que parmi les 46 personnes arrêtées, on compte 11 sujets rwandais et 35 sujets congolais ; 8 armes AK47 et 10 chargeurs remplis de cartouches et plusieurs armes blanches (couteau, machettes, une lance…) ainsi que des drogues (chanvres et boissons fortement alcoolisées). AJDDH se réjouit que la collaboration entre gouvernés et gouvernants qu’elle a toujours préconisé dans son plan de sécurisation de la ville de Goma  soit mise en pratique par les habitants du quartier Bujovu. Cet exemple d’implication communautaire dans la prévention de la sécurité publique  est un cas d’école de la lutte contre la criminalité urbaine non seulement pour  la ville de Goma mais également pour d’autres villes du pays.

AJDDH, félicite les autorités ainsi que tous les services de sécurité qui se sont impliqués diligemment, aussitôt alertés par la population, pour traquer et arrêter ces présumés auteurs de vols et assassinats.

Conséquemment,  recommande de ce qui suit :

  1.  Sensibiliser les habitants des autres quartiers dans la ville de Goma à dénoncer et alerter les autorités de la présence des personnes suspectes ;
  2. Renforcer la dotation des Forces de l’ordre et Services de Sécurité pour répondre rapidement aux alertes de la population ;
  3. Garder confidentielles les identités des habitants ayant alerté les forces de l’ordre et les services de sécurité pour leur sécurité ;
  4. Déférer devant les instances judiciaires les présumés auteurs de vols et assassinats appréhendés pour être jugés conformément aux lois de la république ;
  5. Renforcer la sécurité des acteurs de la justice (Magistrats debout comme du siège, les greffiers et les OPJ)

Pour la Coordination Provinciale de l’ONG – AJDDH

Bahati Chinyabuguma Nicolas

Coordinateur Provincial

COMMUNIQUE N°05/GOM/AJDDH/2020, Goma : L’arrestation de Blackman Bausi viole les libertés publiques

Le vendredi 30 octobre 2020, un groupe des mamans travailleuses de la brigade d’assainissement de la Mairie de Goma, ont organisé une marche pacifique de protestation afin de réclamer leurs arriérés de salaire de 64 mois.  Elles ont par la même occasion protesté leur marginalisation du fait d’être écartées dans le projet du fonds social où les nouvelles unités recrutées perçoivent 3$ par jour.

Epris de démocratie et de justice, le mouvement citoyen Raiya Na Simama a pris part à cette marche pacifique pour laquelle les organisateurs avaient préalablement informé aux autorités, tel qu’exigent les dispositions de l’article 26 de la Constitution de la RDC.

Malencontreusement, que de pénétrer les revendications pertinentes des manifestants et y répondre avec responsabilité et empathie, les éléments de force de l’ordre se sont pris à Blackman Bausi accompagnant ces mamans.

Ainsi, Blackman a été brutalement interpellé au cours même de la marche pacifique dans le cadre des libertés publiques. Il a été successivement amené au commandement ville, puis au cachot de la mairie où il a passé la nuit du vendredi 30 au samedi 31 octobre 2020, avant d’être transféré au parquet de grande instance de Goma où il est détenu jusqu’à ce jour. AJDDH fustige cette arrestation manifestement illégale et démocraticide de Blackman Bausi.

COMMUNIQUE N°04/KIS/AJDDH/DIREC. EXE/2020 AJDDH craint le regain d’insécurité dans la ville de Beni au Nord-Kivu avec l’évasion des prisonniers et plaide pour le renforcement des services de sécurité par les autorités pour protéger la population civile./ Le, 20 Octobre 2020

C’est avec émoi et inquiétude que l’ONG AJDDH a appris à travers les sources et médias crédibles œuvrant dans la ville de Beni au Nord-Kivu, l’évasion d’environ 1000 détenus de la prison centrale de Kangbayi à la suite d’une attaque des hommes armés la nuit du lundi 19 à ce mardi 20 octobre 2020. Des coups de balle ont retenti à partir de 03h00 au cours d’un affrontement entre ces malfrats et les éléments de force de l’ordre qui ont vainement essayé de les empêcher à atteindre la prison mais en vain. AJDDH condamne avec force ce nième évènement malheureux qui laisse transparaitre la faillite structurelle et fonctionnelle de notre système sécuritaire (autorité politico-administrative, services de renseignements, armées et police) qui devrait se donner plus des moyens stratégiques et  opérationnels à même de prévenir les éventuelles menaces pour des endroits stratégiques comme la prison. Plusieurs sources concordantes affirmeraient que parmi les prisonniers évadés, on compterait des éléments du groupe rebelles ADF, capturés, poursuivis en justice, certains déjà condamnés et d’autres avec les dossiers judiciaires encore pendants.  Ainsi, l’ONG – AJDHH redoute le regain d’insécurité dans la ville de Beni par des actions en représailles contre les acteurs judiciaires (Magistrats du parquet et du siège,

Officiers de la Police Judiciaire, Greffiers, Huissiers, Officiers de Police Judiciaire) et surtout la population civile. Conséquemment, AJDHH recommande : Aux autorités politico-administratives nationales, provinciales et urbaines :

D’élaborer et mettre œuvre un plan imminent de traques des évadés dans la ville de Beni et les villages environnants en renforcement la sécurité et contrôle à toutes les voies de sortie et d’entrée de la ville de Beni ;
De mettre en toute urgence les moyens logistiques nécessaires à disposition des Forces Armées Congolaises et de la Police Nationale Congolaise afin d’intensifier des patrouilles diurnes et nocturnes pour rechercher non seulement les évadés mais aussi et surtout pour sécuriser la population civile ;

De prendre toutes les dispositions sécuritaires pour assurer la protection des acteurs judiciaires (Magistrats, Officiers de la Police Judiciaire, Greffiers, Huissiers) afin de garantir le bon fonctionnement de la justice ; A la population de la ville de Beni et ses environs, de se montrer vigilante et solidaire avec les autorités politico-administratives et militaire en se surveillant mutuellement afin de dénoncer les évadés pour la sécurité de tous.   

Pour AJDDH : Me Elly KAYEMBE MULAYA ; Jedidia MABELA ENGOMBA Miss BAGABO TAHIRI ; Divine AMANI BAILA ; Nicolas Bahati CHNINYA BUGUME Deps ESISO BARUTI