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COMMUNIQUE N°01/GOMA/AJDHH/2021 KIVU : Le carnage humain couplé à la présence des troupes armées rwandaises révoltent !

Depuis 2014, une vague mystérieuse de tueries de masse se produit dans la région de Beni et dans l’ensemble du Grand Kivu de la République Démocratique du Congo faisant de cette partie du territoire un théâtre des conflits les plus violents du pays. Ces groupes de rebelles sont aujourd’hui responsables de nombreuses atrocités : mutilations, viols, meurtres, embrigadements d’enfants, kidnapping et autres…

Dans un rapport du groupe d’experts des Nations Unies, il a été signalé que des militaires de la Force de Défense Rwandaise sont présents en République Démocratique du Congo et les autorités congolaises sont au courant de la présence des éléments rwandais sur le sol congolais sans pour autant jugé nécessaire jusqu’à ce jour de fournir des explications sur les circonstances exactes de la présence de ces éléments en République Démocratique du Congo. 

La situation sécuritaire dans l’ensemble du grand Kivu est devenue un drame humanitaire et mérite une attention particulière de la part du gouvernement congolais et de la communauté internationale.

Face à cette situation qui viole manifestement le principe de l’intangibilité des frontières, les attributs caractéristiques d’un Etat à savoir la souveraineté et à l’indifférence du gouvernement congolais :

AJDDH recommande :

1. Au gouvernement congolais de procéder au changement de toute la chaine de commandement des Forces Armées de la République Démocratique du Congo au Grand Kivu et d’ouvrir en toute urgence une enquête pour examiner l’implication d’officiers haut-gradés des FARDC ;

2. Au Ministère national de l’Intérieur et tous les Services de Renseignement, de mener des investigations sérieuses et complètes pour identifier les responsables de ces attaques et massacres tout en renforçant les contrôles de frontières de façon à prévenir la contrebande et le recrutement effectués par les groupes armés ;

3. Aux Forces Armées Congolaises, d’intensifier les patrouilles dans cette région mais aussi à travailler sur la collaboration avec la population pour les informations sécuritaires ;

4. A la  MONUSCO de mener ses propres enquêtes internes sur les massacres à répétition à l’Est du pays et la complicité des FARDC ;

5. Au Conseil de Sécurité des Nations unies d’assurer le suivi des rapports soumis par le Groupe d’experts des Nations unies et sanctionner les individus impliqués dans les violences au grand Kivu en général.

Fait à Goma, le 06 /01 /2021

                    Pour AJDDH

Me Elly KAYEMBE MULAYA

Directeur Exécutif

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